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Qu’est-ce qu’un Chief Happiness Officer ?

Qu’est-ce qu’un Chief Happiness Officer, en français, Responsable du Bonheur ? Le Responsable du Bonheur en entreprise, fait partie de ces nouveaux métiers nés dans la Silicon Valley, qui commencent tout juste à se développer en France. Créés en priorité dans les start-up, ces postes se déploient progressivement dans tous les types d’activités et de structures.

Née dans la Silicon Valley, la fonction de « chief happiness officer » fait des émules en France. Objectif : contribuer à ce que les salariés arrivent au travail avec le sourire...

S’occuper du bonheur en entreprise est une fonction à temps plein qui demande un investissement de chaque instant. Chaque entreprise définit le positionnement et la place du CHO dans son organigramme. Cette fonction très transversale, qui bouleverse les organisations en silos, amène le CHO à travailler en liaison directe avec les différentes fonctions de l’entreprise, notamment le directeur des ressources humaines.

Culture d’entreprise et Chief Happiness Officer

Sous cet intitulé qui fleure bon la feel good attitude et se pratique autant que possible avec le sourire, on retrouve des fonctions présentes de longue date dans bon nombre d’entreprises. Ses attributions se situent le plus souvent à la frontière entre la communication interne, les ressources humaines et l’événementiel.

Cette nouvelle fonction « tendance », suscite souvent de la curiosité et, parfois, un peu d’incrédulité. Au quotidien, le Chief Happiness Officer occupe pourtant des fonctions assez concrètes, qui reflètent la culture d’entreprise et sont, elles aussi, soumises à objectifs !

Les missions du Chief Happiness Officer

A mi-chemin entre le métier de créateur d'évènements et de médiateur, le responsable du bonheur au sein d'une entreprise doit se montrer à la fois créatif, dynamique et à l'écoute des autres.

  • Organiser des événements dans l’entreprise ou en extérieur, pour garantir la cohésion et le bien-être des salariés
  • Réguler la tension liée aux évolutions de la charge de travail
  • Prêter une attention particulière aux situations individuelles
  • Assurer une communication interne claire et transparente pour que les salariés puissent s’exprimer sur leur fonction ou sur les relations au sein de l’entreprise
  • Accompagner les évolutions de l’entreprise qui peuvent s’avérer anxiogènes : nouvelle stratégie, rachat de l’entreprise, déménagement…
  • Trouver des solutions aux problèmes qui finissent toujours par arriver dans toute organisation impliquant l’humain.

Comme beaucoup de fonctions hybrides, le Chief Happiness Officer permet de dépoussiérer des fonctions RH ou com’ interne, dont l’image peut sembler terne ou démodée. Par son souci de remettre l’humain au centre des préoccupations, il convient bien aux entreprises qui ont opté pour des pratiques managériales innovantes et transverses, où le dialogue entre les différentes fonctions est perçu comme un gage de succès. Aux Etats-Unis, certains CHO siègent au comité de direction.

Comment devenir Chief Happiness Office ?

Le CHO doit faire preuve de qualités qui, pour la plupart, ne s’apprennent dans aucune école :

  • Ecoute
  • Convivialité
  • Altruisme
  • Sens de l’organisation…

Les grilles de salaires varient selon le profil, l’expérience du candidat et son positionnement dans l’organigramme. Un CHO qui entre dans le monde du travail prétendra logiquement à un salaire de débutant. S’il s’agit d’une évolution de carrière, la rémunération sera fonction du poste précédent et de l’ancienneté du candidat. Elle se rapproche de celle d’un responsable de com’ interne. Dans la communication, les salaires varient entre 40 000 € annuels pour un chargé de communication jusqu’à 100 000 € pour un directeur de communication, ou même plus s’il est en charge de la marque employeur. Si les fonctions débutant par  » Chief  » sont valorisantes socialement et dans un CV, les rémunérations ne suivent pas toujours.

Comme l’admet Florent Voisin, CHO chez le spécialiste du cloud OVH et psychologue du travail de formation : « La démarche n’est pas uniquement humaniste, l’objectif est aussi de rendre nos équipes les plus efficaces possible et de leur apporter une qualité de vie pour attirer et retenir des talents ».

Sur LinkedIn, ils sont 150 en France à se revendiquer « Chief happiness officer » ou « responsable du bonheur en entreprise ». Objectif : séduire et retenir les talents.

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Une belle fonction à mettre en place dans toutes les entreprises, qu’en pensez-vous ?

Chief Happiness Officer : Le métier consiste à créer des conditions de bien-être pour les salariés en étant à leur écoute et en leur proposant des améliorations au quotidien.

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